mardi 24 mars 2009

Vu ce matin...

8h46. Cafeteria de la fac. Alors que, devant un the (sans sucre...), je maudis la prof d'avoir change l'heure du cours que je voulais essayer sans prevenir le service international (= lever 7h pour rien...dur quand ca fait 3 mois que ca ne vous ai pas arrive), j'entends : "Completooos!!".

Non!!...

Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas la dame derrière le bar qui previens ses clients que leurs completos sont prêts. Non, personne ne mange de hot-dog-avocat-tomate-ketchup-moutarde-mayo à 8h46 du matin. Non. Le soleil n'est pas encore completement leve. Ce ne sont pas deux chiliens qui là devant moi, degustent joyeusement ce petit bijou de gatronomie tout local...Non.
...SI!!

vendredi 20 mars 2009

Brazzzzzzzzzillllll.......CH

Si tu vaaaaaaas à Rioooooooooooooooooo, n'oublies pas de monter là hauuuuuuuuuuuut!
Il l'a chanté, je l'ai fait! ;-)

Oui, j'allais oublié un petit détail... Avant le retour à Valpo, il y a le Brésil. Un petit voyage d'une dizaine de jours (qui s'est en fait un peu prolongé...) avec Matthias tout juste rentré de Bolivie et Marie tout juste rentrée de France. Au programme: Rio de Janeiro, la Ihla Grande, Paraty, pas Sao Paulo (juste une grosse ville avec pleins de gens et donc pas d'un attrait hors du commun pour les touristes que nous sommes...), Florianopolis et sa toute voisine Ihla Catarina avant de finir, non pas par porto Alegre comme on l'avait prévu, mais par Iguazu, du côté argentin pour mes deux compères qui n'y étaient pas encore allées (et c'est pas quelque chose à louper!).

Fraichement débarquées à l'aéroport de Rio, Marie et moi devions attendre Matthias qui arrivait d'un autre avion. Il a finalement été retardé et n'est arrivé que le lendemain midi. Nous avons profité de notre première matinée toutes seules pour aller nous balader dans le quartier où se trouvait notre hotel: Santa Theresa. Quartier un peu à part de Rio, perché sur une colline, un peu bohème avec ses vieilles maisons coloniales mutlicolores, ses petits restos et magazins bobo. Un quartier qui s'annoncait sympa donc... Et il l'était! Un peu. Car quand on s'éloignede la rue principale, on est presque tout seul dans la rue. Si seul qu'un monsieur à moto se dit qu'il vous tiendrait bien compagnie l'espace d'un instant, et en profiterait bien pour vous piquer votre sac au passage! Et oui! Les guides l'ont dit, je l'ai vécu. Ce n'est pas une blague. Rio ca craint! Après m'être fait piquer ma pochette avec appareil photo (le deuxième, mon vieil appareil raporté par ma soeur de France), portable et sous, on a écourté la promenade et sommes tranquillement rentrées à l'hotel en attendant Matthias, notre garde du corp du fait de sa qualité de mâle (quoique cela ne soit en aucun cas un argument contre d'hypothétiques mecs armés).

Santa Theresa (je triche...photos d'une copine)

Idem

Notre hotel à Rio

Dès son arrivée, nous voilà partis pour le marathon du touriste à Rio. Ca commence par le pain de sucre, cette grosse pierre planté au coeur de la ville et qui offre un panorama imprenable. Une ville vraiment extraordinaire au sens su propre du terme. C'est une ville énorme mais plantée entre la mer et la montagne, ce qui donne une impression irréelle d'être en pleine nature. Dans les rues, il suffit de lever la tête pour voir la montagne, les arbres, et à l'horizon les plages. Car la mer ici, ne veut pas dire port, ca veut surtout dire plages de rêve au milieu des buildings: irréel, encore une fois! Une ville des extrêmes, ou la richesse cotoie la pauvreté extrème (désolée répétition...). Ca lui donne tout son charme. C'est étrange et magique à la fois...en tous cas c'est unique!

Depuis le pain de sucre (sur la gauche, plage de Copacabana)

LE pain de sucre

Au loin, le Chrit Redemteur qui sort des nuages...

Le soir, je retrouve le sourire avec un coucher de soleil sur la palge d'Ipanema...magnifique!

...bouche bée...

En bon touristes, on a aussi grimpé (en voiture) jusqu'au Christ Rédempteur, cette immense statue du Christ écartant les bras en signe de pardon, perché sur une immense montagne surplombant toute la ville: pas mal!!

Depuis le christ redempteur (au loin le pain de sucre)

Touriste...

Après un pti tour et un pti bain sur la mythique plage de Copacabana, on a retrouvé Vanessa, une copine française en stage là-bas, qui nous a emmenés découvrir Rio by night. Et la nuit, Rio, c'est à Lapa. Ancien quartier très défavorisé et maxi craignoss, mais qui est devenu au fil des années the place to be la nuit. Les bars, boites et restos s'y multiplient pour faire sortir le quartier de l'exclusion. Et ca marche. Toute la population de la ville s'y retrouve le vendredi soir pour faire la fête à la brésilienne, jusqu'au bout de la nuit sur des rythmes fous!! On est allées dans un magnifique club de samba. 4 étages, une déco magnifique, une musique très sympa et des filles qui dansent sans s'arreter. C'est à couper le souffle! Elle ne bougent pas le haut du corps, mais leur jambes tricotent à une allure impressionante! Ma voisine de dancefloor a voulu m'apprendre: j'ai compris l'idée mais il faudra encore quelque scéance pour atteindre le top niveau!!

Rentrée tard...départ tôt pour la Ihla Grande. Notre bus est à 5h, il faut partir à 4. On dort à peine et saute dans un taxi direction le terminal. La fête bat encore son plein à Lapa. Et la fête c'est comme tout ici, extrême. C'est à dire que, en descendant la rue en taxi, on croise a quelques mètres d'écart, deux scènes que j'aurais préféré ne jamais voir de ma vie, à savoir deux prostituées au travail entre les voitures....glam!

Quelques heures de bus + bateau plus tard, on débarque sur la Ihla Grande (prononcé Ihla grandjjjjji...rha le portugais!). Vanessa nous l'avait décrite comme l'île de rêve, la bulle, le petit paradis sur lequel on oublie tout. Elle avait raison. Notre hotel: un hâvre de paix au coeur de la jungle, tenu par un français qui nous raconte comment il a abandonné sa vie de trader parisien pour venir retrouver la femme qu'il aime au Brésil. Un peu quéqué le mec, mais qui avait l'avantage de nous réveiller le matin avec un reggea sympathique, donc on lui pardonne...
Qu'est-ce qu'on a fait à Ihla Grande?....RIEN!! Enfin j'exagère, on a quand même pas mal escaladé pour pouvoir acceder à la playa Lopez Mendez, son sable blanc et son eau cristalin: une des plus belles du monde parait-il. Je valide. Voyez plutôt:


Notre hotel entre les branches

Playa de Lopez Mendez....

Notre route nous menait ensuite vers Paraty (prononcé ParatCHi), petit village colonial tout mignonet avec ses petites rues pavées par les esclaves et ses maisons de toutes les couleurs. On y est resté peu, juste le temps de profité un peu de la ville et de notre hotel face à la mer...

Paraty

Puis il fut temps de partir, de continuer la route vers le sud, vers la Ihla Catarina. Après deux jours au nord où on croise presque plus d'argentins en vacances que de brésiliens, on a quitté l'ambiance station balnéaire (et par la même notre appartement de location avec des cafards dans la cuisine) pour le sud de l'île, plus sauvage! Là encore on a mérité notre plage. 1h30 de rando pieds nus dans la boue pour arriver sur cette plage de rêve et sans presque personne (à part quelques surfeurs). Bonheur!! Nos pieds n'étant pas d'accord par un retour par voie terrestre et l'horaire aidant, on a pris un bateau pour rentrer. Tous en gilets!

Rando direction la plage

Notre but..ca redonne la motivation!

Les pieds dans le sable...

Retour en bateau

Matthias est heureux...
On a ensuite fait route pour notre dernière étape: Iguazu, afin que mes deux compagnons de voyage puissent aller admirer les chutes pendant que je me prélassait toute la journée au bord de la piscine d'un hotel, les fesses dans un hammac et un bouquin à la main.

Un pti cliché d'Iguazu, ca fait pas de mal...

Puis ce fut la vraie fin, le retour à BA, les adieux à Claudia et à tout ce que j'ai vécu pendant 2 mois là bas avant de remonter dans le bus direction Valpo. Mais on est d'accord, le tout pour un nouveau départ, nouveau semestre, nouvelles têtes à rencontrer, nouvel appart à trouver, et 4 mois pour profiter du tout...avec en plus dans la tête les images d'un magnifique voyage au Brésil!!!!

Don't cry for me Argentinaaaaa!

C'est fini, après deux mois de stage/vadrouille/balades/asados/cinoches/tango/et j'en passe, je refais mes valises direction le Chili, vers une petite ville charmante sur la côte aux maisons multicolores, ville bohème et enjoleuse, j'ai nommé Valparaiso. Je n'y perds pas au change, je vais y retrouver amis, argot chilien et routine étudiante, mais tout de même, j'ai un pti pincement au coeur. Dire au revoir a Claudia, ma colloc ecuatorienne étudiante en ciné, fan de Dexter et toujours fourrée au gymnase. Une nana adorable qui va bien me manquer!
Mi amiguita la Clau!!

y tantos otros....


Mais c'est aussi quiter Buenos Aires, et en quittant Buenos Aires, je quitte aussi toutes ses ptites choses qu'il y a ici et pas là-bas, qui fait que l'Argentine, c'est l'Argentine (et n'aller pas dire le contraire à un Argentin....)

Aaaaaaaah les argentins, les argentins et leur tatoutages partout, les argentins et leur métro avec ses lignes toutes paralèles entre elles, les argentins qui dansent le tango, les argentins et leur inflation (car on a tous vécu un jour une crise économique), les argentins et leur haine des chiliens (parce que ce ne sont que des traitres!! Ils ont balancé la position de bateaux argentins aux anglais pdt la guerre des malouines...!!), les argentins et leurs délicieux asado à 500g de viande par personne (honte aux végétariens! Et d'ailleurs ca n'existe pas les végétariens...), les argentins et leur carrence insuportable en monnaie, les argentins et leur fierté maladive au point de faire de l'Uruguay une province argentine, les argentins et leurs yeux bleus, les argentins grands, petits, roux, blonds, les argentins et leur amalbilité à toute épreuve, les argentins et leurs ancêtres italiens, les argentins et leur bouffe italienne, les argentins et leur classe italienne, les argentins et leur métro qui s'arrete à 22h30, iles argentins et leurs croissants avec du sucre glace liquide dessus, les argentins et leur vrai café, les argentins et leur amour pour le foot,les argentins et leur Dieu: Maradona, les argentins et leurs micros qui s'appellent collectivos, les argentins et leur bonne musique, les argentines qui mangent 3 feuilles de salade pour ne pas grossir, les argentins et leur air conditionné parce qu'il fait une chaleur à crever, et surtout, surtout, les argentins et leur ACCENT! (que j'ai adopté malgré moi)
ex: Me chamo Roulia, mi appechido es Pajot, cha te chamé acher"
= "Me llamo Julia, mi apellido es Pajot, ya te llamé ayer"
= "Je m'appelle Julia, non nom de famille est Pajot, je t'ai déja appelé hier

Au revoir Buenos Aires donc, ville toute aussi anjoleuse que Valpo, et qui a fait nid dans le coeur de la pajote! Mais je reviendrai, je reviendrai............