Des maisons multicolores qui s'accrochent aux collines, la mer, des ruelles tortueuses: Valpo c'est magnifique...mais ça fait aussi du bien d'en sortir parfois !! (pour mieux y rentrer après un WE intensif, retrouver son lit et son petit confort - qui eut cru qu'un jour je parlerai d'une casa portena comme d'un lieu de "confort"?).
Et ce n'est pas comme si les environs de Valpo n'étaient que poussière et successions de villages inintéressants: Il y en a au moins un, Olmue tel est son nom, ou se cache le Parque Nacional de la Campana, ou nous nous sommes rendus ce WE, histoire de sortir un peu de la ville, de s'aéer les poumons...et bon aussi il faut bien le dire, d'en faire voir de toutes les couleurs à nos pauvres gambettes innocentes qui ont du se coltiner 5h d'escalade pour permetttre à nos yeux d'admirer le paysage depuis là haut.
Vous l'aurez compris donc, ce WE c'était rando. On est partis samedi soir, tuperware de ma salade riz/thon (délicieuse), fourchettes (en bois), fruits (cerises), gateaux (vitalife) et malheureusement pas sandwichs (oubliés par l'équipe de petits pois qui devait les apporter) en poche (enfin, en sac de rando), nous avons sauté dans la micro direction Limache. (Alors en fait je romance hein?! On a pas sauté dedans, ca aurait été dur avec les sacs tout ca...) De là bas, après un petit empanada histoire d'attendre le bus Granizo 45, nous avons rejoint Olmue. Encore un petit km de marche (dans la nuit histoire de faciliter la chose), et nous avons chercher l'entrée du Parc (manière tordue de dire qu'on a dérangé une femme chez elle pour lui demander notre chemin, et sonné chez un inconnu qui n'était vraissemblablement pas le gardien de nuit du parc dont nous avait parlé la fameuse femme suscitée...). Après avoir fait connaissance avec la moitié des campeurs qui étaient l), on a finalement nous aussi déniché un petit coin de terrain plat et planté nos tentes (toujours dans le noir...).

P'ti dej entre les arbres avec le bruit du ruisseau en fond...
C'est de bonne heure que le réveil a sonné. Ni une ni deux on a sauté dans nos gaudasses colombia pour s'attaquer à la Campana. 3h ont suffit pour qu'on atteigne de sommet avant de reescendre le tout et de rentrer sans encombre.
AH AH AH .
Alors ça c'est la version officielle, ou du moins celle qu'on avait tous en tête en s'endormant à même le sol dans nos fins petits duvets devant nous permettre de braver le froid de la nuit. Le réveil de Marie n'a pas suffit à nous lever le lendemain. Ce n'est qu'à 11h qu'on a décolé, après un petit dej vitalife et un rangeage de tentes express.
5h d'ascension, dans les caillous, la terre, les migales, les caméléons et les crotins de cheval (oui parce qu'il est possible de monter à cheval...je n'ai pas encore compris comment faisaient les chevaux...). Le tout à notre rythme, c'est à dire vec de nombreuses pauses, un échange de sac (Matthias m'a sauvé la vie en prenant le mien bcp plus lourd...teu teu teu pas de mauvaises langues...j'avais la tente!!!), et un pic nique à l'aire de la Mine. Le tout pour au final arriver jusqu'à la plaque de Darwin (manière détournée bis de dire cette fois que nous n'avons pas pu atteindre le sommet, par manque de temps, et aussi un peu par difficulté, mais un tout petit peu...).

La fine équipe (moins le photographe biensur!)

Voila ce qu'on a grimpé!


Pour mes ptis frérots! Des ptis caméléons qui changeaient de couleur!...
...Et une grosse migale qui faisait peur!!

Belle vue

ouais ça va la vie...
On a redescendu le tout en moins de temps qu'il ne faut pour....non pas le dire...mais le monter (ah ah ). Avec de la chance on a chopé le dernier bus qui partait pour Limache. Puis la bas malgré l'heure tardive un autre pour Valpo. ( Je vous passe l'épisode du "vuelto": le chauffeur a oublié de me rendre toute ma monnaie, et cela a bien fait rire tout le bus qui s'amusait à le hurler depuis le fond!).
C'est ainsi que l'on retourne au début (cf le 1er paragraphe de ce merveilleux article parfaitement ficelé, parfaitement écrit) : Après tout ca ce fut retour à la maison, à un lit tout smoutchy, à une couette et à une bonne soupe, des images pleins la tête, des courbatures pleins les jambes, et du sommeil pleins les yeux (mais pas comme Matthias des coups de soleil pleins le nez, parce que on avait mis de la crème!)