vendredi 27 février 2009

las gemelitas en Argentina

le 28 fevrier 2009

Ca y est, elle est partie. Ma soeur. Je l'ai raccompagnée ce matin (presque) jusqu'à l'aéroport. Dommage, on s'amusait bien! 10 jours de folie avec celle qui sera désormais ma "gemelita" (ma jumelle). Ce sont les argentins qui en ont décidé ainsi. Selon eux on est "iguales"... ce ne sont pas quelques années, quelques bonnets, ou quelques frisettes qui vont faire la différence!

La plus belle affiche de bienvenue de toute l'histoire des bienvenues en aéroport!

Et pendant 10 jours, on peut en faire des choses! Démonstration en 10 points

- On peut découvrir de nombreux quartiers de Buenos Aires, s'y ballader en long en large et en travers, jusqu'a avoir mal au pieds (pour moi) ou au dos (pour elle).

La Boca, ses maisons moulticolores....

La Boca: el Caminito

Derniers transferts pour le CABJ: les soeurs Pajot!


Marché à la Boca

Avec Achim, mon colloc allemand

Au coin d'une rue...

Cimetière de La Recoleta, une vraie petite ville...

La floralis, toute jeune. Elle s'ouvre le matin et se ferme le soir, nouveau symbole de la ville de BA

- On peut vivre une expérience de ouf, qu'est celle d'aller voir un match de la Boca, dans le stade de la Boca. Une soirée plus proche d'un concert de fans que d'un match de foot! Etre supporter de la boca, c'est une seconde identité (voire la seule), c'est de 7 à 77 ans (voire moins ou plus!), c'est tatoué sur le coeur d'un beau CABJ, c'est tenir Maradona pour dieu, c'est hurler à pleins poumons et sans s'arreter durant toute la durée du match, c'est l'enseigner à ses enfant dès leur plus jeune âge, c'est être forcément habillé de jaune et de bleu en allant au stade, c'est siffler l'adversaire dès qu'il entre sur le terrain, et c'est, souvent, pouvoir fêter une victoire! 2-0 en l'occurence, contre une équipe équatorienne, un match de la copa libertadores. Désolé pour le si peu de photo, mais c'est que ca craint un peu d'être avec des ultras! Et puis pour le match de toute facon une banderole nous cachait la moitié du terrain! Cela donnait d'ailleurs des moment sympas quand le jeu se déplaçait sur la partie cachée, et que d'un même mouvement tout le monde se penchait en avant pour voir le ballon!

Le stade de la Boca, aux couleurs de son équipe!

Du monde du monde du monde, de la musique...et nous, la bas en petit derrière la grande banderole!

- On peut passer une soirée dans une boîte de ouf, avec une scène géante , ou se succèdent travestis et break dancers, j'ai nommé le club 69.

Ce soir nous serons les plus belles pour aller dansee-ee-ee-er!

The best...

....Club....

.....EVER!!!

Pour, un jeu de dupes, voir sous les jupes, des filles!

- On peut aller danser sur de la musique à la No smoking Orchestra, (en l'occurence, le Babel Orkestra) dans le super centre culturel du Konex, avec expo photo en prime!


- On peut retrouver à l'autre bout du monde un ami de lycée plus ou moins perdu de vue et passer du temps ensemble!

Petit dîner avec Fred...

- On peut aller se faire une virée en Uruguay, entre pluie et plage, voire même entre tempête et et canicule!

Départ pour l'Uruguay

Colonia, petit village....colonial!

Sous la pluie à Montevideo, on garde le sourire!

Plaza Independencia....mouillée!

Petit café pour se réchauffer!

Clichés de Montevidéo pendant le court répit que la météo nous a accordé


Lendemain, la plaza Independencia....sèche!

Une sirène...

sur la plage...

- On peut aller dans le magnifique Teatro Solis voir une pièce dont il faut l'avouer on a pas tout compris (faut dire c'était du Brecht) mais qu'on a quand même aimé!!

Salle principale du Teatro Solis

Deux niaises dans la salle...

- On peut se taper des délires de soeurs, comme avoir des grandes discussions...

C'est pas bien de se moquer de sa maman!

- Se faire un super dîner dans un resto trop branché parce que c'est Maman qui l'offre

Un bel endroit...

...de bons plats....

...des belles nanas (...)

...et un peu de musique pour un dîner parfait!

- Et aussi pleins d'autres petites choses comme découvrir que le Mcdo Kasher, ca existe, et que le seul au monde est à BA (je me demande quand même toujours ce qu'il en est en Israel...), faire des photos "artistiques", louper deux fois de suite un tango pour cause de non tango ce soir là, se faire des musées, tenter l'expérience du carnaval de Montevideo (et je ne parle malheureusement pas là du super défilé avec les femmes nues et les plumes, mais plutôt du concours spectacle/chanson qui dure tout le mois de Février et qui franchement est...comment dire...bref on est parties avant la fin!) etc etc...

Photo artistique de Marine Pajot...

Argh....carnaval de Montevideo...

Ophélie et Charline, deux rennaises rencontrées à l'hotel

Bref ce furent 2 semaines de ouf, avec ma soeur que je remercie une enième fois d'être venue me voir!!!! On se revoit en Juillet soeurette!


samedi 7 février 2009

Para mi companeroooo...

Achim achim achim achim achim achim achim achim ACHIIIIIIIIIIIIIM!!!

Sur la route...

J'ai de la chance. Ou de la classe peut être. Surement. Toujours est il que non seulement j'ai dégotté un stage qui me plait plus que beaucoup, avec des horaires plus que cool, un maitre de stage plus que flex et une indépendance plus qu'extensible, mais en plus j'ai des vacances! Le bureau fermait les 2 dernières semaines de janvier. L'occasion était trop belle. Avec Giacomo, acolyte stagiaire, italien comme son nom l'indique, chez Grameen pour réaliser sa thèse, comme son nom ne l'indique pas, nous vons décidé de partir tâter un peu le terrain, voir comment tout ca se passe en vrai. Après deux semaines n'épluchage d'articles, rapports, thèses et autres interviews sur le sujet aussi divers et variés que les morceaux de viande sur un asado argentin, il était temps d'aller à la rencontre des bénéficiaire. De la théorie, passer à la pratique. Des mots passer à l'action. Et j'en passe et des pas mures.

Notre parcours: San Antonio de Areco, Rosario, Santa Fe, Santiago del Estero, Salta, Jujuy, Posadas, Puerto Iguazu. Vous vous doutez que dans l'histoire, on en a quand même profiter pour enfiler momentanément notre tenue de touriste et profiter un peu du soleil et des merveilles naturelles qu'offre le nord argentin. Récit:

San Antonio de Areco. Petit village de gaucho, tranquile, peinard, cool, zen, et autres synonymes. Le gaucho; c'est le cow boy argentin. Il a un grand couteau, un lasso, des bottes, un chapeau, et un cheval biensur. Il a une morale très stricte qui fait de lui un homme droit et méritant. Bref la classe quoi. Dans le village, un rio, un maillot de bain, une fille qui nage: julia dans l'eau! Muy agréabe vu la chaleur extérieure!



Depart le soir même pour Rosario, "la mejora ciudad para vivir" selon la ville elle même, ville ou l'on trouve en théorie les hommes et femmes les plus beaux du pays. Blague. Ils sont beaux, oui, mais pas plus qu'ailleurs (il faut dire que l'argentin est beau, il est moitié latino moitié italien moitié allemand, oui ca fait beaucoup de moitiés, mais c'est ca qui lui donne son charme. Le stéréotype de l'argentin cheveu brun / les yeux océan / peau de miel...est vrai, pour le bonheur des yeux... Est il besoin de rappeler l'etat des lieux de l'autre coté de la cordilère??) Dans la ville, le monument au drapeau, ou tu peux grimper (par ascenseur) et admirer la ville, qui n'a pas énormément de charme en elle-même, sauf quand on est dimanche et qu'on se ballade sur la costanera où familles, amis, amants, sont venus, thermos dans une main et mate dans l'autre, les chanceux à trois mains on aussi emporté leur djembé et s'en donnent a coeur joie pour le bonheur de tous. Petite ambiance sympa pour une ballade ponctuée de feria artisanales diverses, spectacles pour enfants et avec vue sur le Rio et sa couleur marron étonemment attirante...



La ou est né le Che!!



La ville depuis le monument au drapeau

La musique sur la costanera

Un peu de plage...tout de même!



Le rio...mmmmmmhh!

Mais arrive le moment où le travaille t'appelles. On avait rendez vous avec Raul, responsable de la fondation de microcredit de Rosario. Il nous a donc invité chez lui pour papoter. C'était moy interessants. Le soir arrivait, la nuit était presque tombée. En bonne argentin, il nous a donc invité pour un petit asado!!! He he oui, à la locale, un pti asado muy rico!! Le lendemain on a pu assister à une réunion hebdomadaire de certains groupes de bénéficiaire dans la banlieue de Rosario. Certains ont acceptés de rester après pour parler avec nous. C'était aussi super enrichissant de les écouter raconter leur expérience. Ils te montrent leur travail, t'expliquent ce qu'ils font...: tip top! On a eut de la chance parce que jour là était aussi le jour des hommes. Men's day! Peu d'hommes recoivent un microcredit. Ce sont 98% de femmes chez Grameen. Je vous fais pas un résumé de tout ce qu'ils nous on dit, de tout ce qui s'est échangé, mais je peux vous dire que j'ai adoré être là avec eux et simplement les écouter!
Après la réunion, on a failli louper notre bus pour Santa Fe. Failli. On est finalement arrivé à Bon port.

C'est qu'on travaille chez Raul!

Une bénéficiaire paye sa "cuota" habdomadaire.

Les femmes nous présentent leur produits

Les hommes

Santa Fe: petite ville avec un très joli centre. Des fontaines, quelques beaux bâtiments, une grande rue pietonne (certes morte vide entre midi et 16h30 pour cause de siesta, mais sympa quand même), la costanera, des gens, du soleil, des alfajor (spécialité de là bas) enfin tranquilou quoi!





Un magazin avec queeee du mate.....

On a rencontré là bas la fondation Suzy Thomas. 3 jeunes demoiselles nous ont recu. On a longuement parlé de la fondation et de son fonctionnement avant qu'elle ne nous emmènent rencontrer des prestataires. En voiture direction la campagne pour rencontrer une femme, sa maison loin de tout, ses petits enfants qu'elle garde bien que ses 8 fils soient deja mariés et partis de la maison, son champs ou elle travaille toujours malgré son microcrédit pour boucler les fins de mois, et ses récits de voyage au Paraguay pour acheter de la marchandise en tout genre (du linge de lit au portable en passant par les habits de bébé) qu'elle revend (plus cher biensur) en Argentine. Avant elle faisait son petit traffic avec le Brésil mais "Brazil se puso feo" (Le Brésil c'est devenu nul). Elle veut dire par là que les douanes brésiliennes ont commencé à faire leur boulot à un moment donc elle a du changer de cible! Bref, une rencontre très interessante, même si je me demandais parfois si la fondation donnait vraiment un microcrédit à une femme qui fait un pti traffic pseudo illégal....vive les lois argentines!


Après une nuit de bus, nous avons posé le pied en terre aride, à Santiago del Estero, capitale de la province du même nom, plantée au milieu du pays, sans air de la mer, sans montagne, et par conséquent réputé pour ses perfomances thermomesques. Oui, on a eu chaud, très chaud. Les voitures aussi d'ailleurs ont chaud, car il faut changer le liquide de refroidissement du moteur 2 fois par jour! Pas de blague. Là bas, on a passé 2 jours au sein de la COOPSOL, coopérative proposant des microcrédit pour une seule et unique activité, l'apiculture. Ils ont été édorable et nous ont consacré plus de temps qu'on en aurait pu rêver. La première journée, en voiture direction la campagne, là bas, loin, ou seul les chevaux peuvent se rendre normalement (mais avec un super 4/4 pick up ca marche aussi ... presque). On a rencotnré successivement plusieurs bénéficiaires, leur famille, leur maisons, leurs abeilles. On a papoté, déjeuner, bu du mate...c'était tout simplement top, et très agréable de découvrir le pays et la région de cette facon. Le découvrir vraiment, pas avec des yeux de touriste, mais en étant là avec les gens. Pour ca je remercie COOPSOL du fond du coeur. Vraiment.
Le deuxième jour, c'est la responsable de l'attribution des crédit qui nous a recu et expliquer tout le fonctionnement de la ccopérative...pas simple!!









Le terminal incroyablement moderne et disproportionné de Santiago...

Après ces quelques jours de travail, notre chemin s'éloignait des chantier non battus pour retrouver la route du tourisme, celle de Salta en l'occurence. Salta, ville charmante, à l'architecture coloniale, dont le centre concentre une foule de batiments, cathédrales et eglises magnifiques. Une ville tranquile, ou il fait bon se ballader l'apres-midi...au moins jusqu'a ce qu'une averse vous tombe dessus et vous trempe jusqu'à l'os!

La cathédrale

et le dedans






Après la pluie...

Depuis Salta, on a ensuite fait route vers Jujuy (comiquement prononcé rrourrouille). Jujuy a en soit peu d'intéret, mais se trouve là bas, au nord au nord, bien plus au nord, ou dans le paysage montagneux se melent canyon et petits villages ravissants aux églises blanches et aux marchés inversement très colorés. Notre excursion au milieu de tout ca fut un petit régal. Un petit régal ponctué de rencontres muy agréable à l'auberge de jeunesse ou nous avons passé la nuit. Entre une allemande pour un an professeur d'anglais à Cordoba et un couple de suedois en vadrouille pour un an dans toute l'Amerique latine (les chanceux).






Lamaaaaaaas....






Après ces 2 jours de tourisme, on a fait cap vers l'Est, Posadas. Là bas, nous avons rencontrée Mme Serrani, rsponsable de la fondation Grameen de la ville de Posadas. Une femme très interessante et passionnés par son travail. TOP. Une courte escale au pays du microcrédit avant de visiter quelques uns des plus beaux sites du pays. Dans la région de misiones se trouvent de nombreuses ruines jésuites particulièrement bien préservées. Nous sommes allés une journée au Paraguay où se trouvent également deux ruines: Celle de trinidad, et cette de Jesus. Contrairement à l'Argentine, le Paraguay n'est que peu touristique. Nous étions donc tous seuls au mielieu de ces ruines immense, dont le rouge de la pierre tranche avec le bleu du ciel et le vert de l'herbe. Magique.



Paraguay...

Le lendemain, on a fait pause dans le petit village de San Ignacio, ou se trouve également une ruine jésuite, plus touristique, mais mieux préservée. Un petit régal. Le village était aussi tr!s tranquile, bien sympathique pour passer l'après-midi à revasser ou à converser avec quelques locaux...



Notre derniers WE fut consacré à Iguazu, clou du voyage. Les chutes d'iguazu, à côté desquelles le Niagara fait la tronche. Et il y a de quoi. C'était vraiment impressionant. Vu les éloges qu'on m'en avait faite, j'avais peur d'être décue. Que nenni. De l'eau, de l'eau, de l'eau qui n'en finit pas. des murs d'eau, qui s'écrasent avec fracas contre la pierre en contrebas. Même a qq mêtre, le vent vous envoie ces particules qui vous trempe. Grandiose.
Les chutes se trouvent à la frontière entre le Brésil et l'Argentine. Nous avons commencé, sur les conseils du Loney Planet, par le côté brésilien, qui offre une vision plus panoramique sur les chutes, et par la même donne l'occasion de réaliser qq beaux clichés. Voyez plutôt.

Le côté argentin, en revanche, permet de s'approcher bien plus près, d'en prendre vraiment plein la vue...au sens propre du terme! Si il n'y a qu'un côté à faire, c'est celui là. Surtout pour un final en beauté avec une vue de la Garganta del Diablo d'en haut....vraiment vraiment impressionant.












La garganta del diablo (la gorge du diable), au fond, du blanc, le néant, on ne voit rien et pourtant c'est profond....ca fait peur!